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# Posted on Wednesday, 06 May 2009 at 5:48 PM

Le Petit Teluhan - Préambule

Le soleil dépassait son zénith et amorçait sa descente.

Il mit quelques instants à émerger. Allongé à l'orée du bois, ses chausses étaient couvertes de crasse, de boue, et son pantalon était dans le même état. Son chemisier, noir, que dissimulait une armure en cuir, noire elle aussi, était trouée par endroits. Ses cheveux, mi-courts, mi-longs, couleur de jais, étaient retenus par un bandana noir, orné d'un simple pentacle rouge. Il était lui aussi couvert de poussière et de boue. Le visage était encore enfantin, malgré des traits tirés par une vie précocement difficile, les yeux étaient d'un bleu glacial, presque blanc. Le jeune homme se releva, et regarda la ville qui ce trouvait à quelques centaines de pas devant lui. Dans son dos, une épée bâtarde, accroché en travers, la poignée de l'arme dépassant au dessus de son épaule gauche. Une rivière courait, une cinquantaine de pas derrière l'adolescent. Il esquissa un geste dans la direction de cette dernière, mais au dernier moment, entendit les claquements des sabots d'un cheval sur les pierres du sentier, ce dernier qui bordait la forêt dans laquelle il avait trouvé refuge pour la nuit. Il se planta au milieu de ce chemin. Au tournant, un cheval noir monté par un grand homme, athlétique, blond apparut. Sa houppelande bleu roi volait au gré du vent. Armée d'une épée, qu'il portait à la ceinture, le cavalier mit sa monture au pas, puis s'arrêta, face à l'étranger qui lui bloquait le passage. Le port altier, habillé d'un pourpoint rouge et d'une culotte blanche, chaussé de souliers à poulaine noirs, le cavalier toisait le garçon avec mépris.

-Holà, paysan, pourrait-tu t'ôter de mon chemin, afin que je puisse regagner mes terres? dit-il d'un ton hautain, empreint de méchanceté.
Cette question ne semblait par attendre de réponse, et encore moins un refus.
-Non, répondit sèchement l'adolescent.
-Pardon, s'étrangla le cavalier, oserait-tu répéter, manant?
-Non, et je vous conseille de laisser votre or, votre monture et vos armes ici, et de regagner vos "terres" à pied, précisa-t-il avec désinvolture.
-COMMENT?? Comment oses-tu? Je vais devoir laver cet affront par le sang!! Prépares-toi à mourir!!
-Vous êtes vraiment tous pareils, les nobliaux, et puis ce n'est pas un affront, c'est un conseil. A moins que vous ne préfèreriez vous battre et mourir...
Il avait prononcé cette dernière phrase sur un ton moqueur, qui piqua le riche bourgeois au vif. Ce dernier dégaina son arme en criant:
-Je te pourfendrais pour l'honneur!
-Arrêtez de brailler et battez-vous! avait terminé le soi-disant paysan, tout en tirant son épée de son fourreau.

Cette dernière pique avait rendu fou le grand blond. Pourtant, son adversaire paraissait amusé. Mais il était tellement obnubilé par l'envie de le voir à terre, le suppliant d'épargner sa vie, qu'il n'y prêta pas attention. Malgré que le riche homme soit en chevauchée, le jeune homme de noir vêtu ne rencontrait aucune difficulté, au contraire. D'une rapidité surprenante, il débordait son adversaire, qui se contentait de se défendre, sous la pluie de coups d'estoc qu'il recevait. Soudain, l'épée du cavalier vola dans les airs, pour retomber quelques mètres derrière lui. Sans attendre, son adversaire lui sauta dessus, et plaça la paume de sa main à une demi-dizaine de pouces de son visage, livide. Soudain, une déflagration, des flammes étrangement rouges jaillirent de la main de l'adolescent, pour aller brûler le visage de l'homme, ses cheveux, ses sourcils, ses paupières, ses yeux. Sa peau se cloqua, diffusant une agréable odeur de viande cuite, et lorsque son hurlement de douleur cessa, et que seul le crépitement des flammes se faisait entendre, le brasier s'éteignit. Le cadavre resta ainsi, les bras pendant, le visage noirci, calciné, et tel un pantin désarticulé, il bascula. Le cheval cabra, apeuré par tout ce qui venait de se passer.

Une fois que le vainqueur de ce duel mortel eu calmé l'animal, il entreprit une fouille minutieuse du corps, auquel la mort avait donné un position grotesque. Un sourire narquois se dessina sur ses lèvres. La recherche lui permit de mettre à jour une bourse en cuir pleine de pièces d'or, de taille conséquente, une dague, et quelques autres bijoux, tels qu'une bague et des colliers. Il passa la bague, en argent, sur laquelle était enchâssée un onyx taillé en ciseaux, à son majeur droit.
Elle convenait parfaitement.
Sans oublier le plus important, il récupéra l'épée, ôta la houppelande au défunt. « De toutes façons, il n'en aura plus besoin! » pensa-t-il. Tout ce qui pouvait être utile fut rangé dans diverses poches ou dans les sacs de croupe de sa nouvelle monture. Il grimpa sur la selle, attacha l'épée qu'il venait de trouver à sa ceinture, qui était plutôt une grande bande de tissu, qui faisait deux fois le tour de la taille du jeune cavalier. Il ceignit donc la nouvelle arme à sa gauche, dans un fourreau de bois, recouvert de cuir. Il enfila la houppelande, à peine trop grande pour lui, et glissa la dague dans un petit fourreau prévu à cet effet, sur la sangle de l'étui de sa première épée, qui lui barrait la poitrine, de gauche à droite. Puis, il s'enfonça dans la forêt, tenant le cheval par la bride.

S'avançant sous le couvert des arbres, il atteint le cours d'eau qu'il avait entendu quelques instants plus tôt. Il inspecta les alentours, mais ne décela aucune présence hostile, et pourtant, une aura magique, une sorte de brouillard mystique, semblait flotter dans l'air. Il trouvait cela bien étrange mais ne s'arrêta pas dessus. Il pouvait très bien y avoir, quelque part, un animal doté d'une force magique plus grande que la moyenne, et le brouillard pouvait très bien être du à la différence de température entre l'air ambiant et l'eau. Il se déshabilla, gardant son caleçon, et pénétra dans l'eau glacée, ayant pris soin de garder sa dague entre les dents. Il ne pensa pas que le brouillard ne venait finalement pas de l'eau, celle-ci étant glaciale. Au bout de quelques minutes, sa nouvelle monture se mit à renâcler.
Puis ce furent des hennissements insistants qui parvinrent au oreilles du jeune magicien. Il sortit de l'eau, s'approcha de l'animal, pris son épée dans sa main gauche, sa dague dans la main droite. S'accroupissant, il se déplaça furtivement vers des arbustes touffus, suffisamment pour voir sans être vu. Il attendait depuis une dizaine de minutes. Il se retenait de grelotter, l'eau froide étant toujours présente sur son corps, aucun rayon de soleil ne daignant lui apporter sa chaleur et le sécher. Son cheval se calma. Il attendit encore un vingtaine de minutes. Les tâches de lumières qui éclairait la petite clairière s'étaient déplacées sur le sol de la forêt. Elles s'étiraient sur le sol, teintant les frondaisons des arbres d'une lumière orangé. Les rayons lumineux se faisaient plus obliques, le soleil voulait se coucher. Voilà plus de deux heures qu'il attendait. Il attendrait jusqu'à la nuit. Sans doute la chose se cachait elle.
A l'affut, le jeune homme commençait à sentir des picotements dans les jambes. Puis, petit à petit, des formes se détachèrent des arbres, sur l'autre rive du cours d'eau. Comme des bulles, couleur d'écorce, qui prenaient forme. Lentement, elles se détachèrent des arbres. Elles prirent des formes humanoïdes. Quoique plus petites, et les membres antérieurs plus long que ceux d'un homme. Une colonne vertébrale saillante et proéminente courait le long de leur dos courbé. Elles avaient la peau faite d'écorce, et des yeux jaunes, luisants comme le derrière d'une luciole, prenaient place dans des orifices profonds et sombres, au niveau de ce qui devait être leur tête.
L'adolescent les voyaient entourée d'une épaisse brume magique, blanche, signe de pacifisme. Sans geste brusque, le jeune homme se leva, les armes baissées. Les créatures des bois se pétrifièrent. Déposant ses armes à terre, il s'assit en tailleur. Attitude pacifique. Elles s'avancèrent, se penchèrent au dessus de l'eau pour boire, et repartirent, tout doucement, chacun de leurs mouvements émettant les craquements d'un arbre centenaire. Les créatures disparurent comme elles étaient venues. Alors, il se rhabilla, se remis en selle, et repartit, en direction du sentier, où le cadavre avait disparu. A sa place était une aire de terre fraichement retournée. Il se décida alors à rejoindre la Maison Mère de sa guilde. Les Magiciens Noirs.
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# Posted on Friday, 24 April 2009 at 5:36 AM

Edited on Wednesday, 06 May 2009 at 5:51 PM

Le Petit Teluhan - Chapitre 1

Il s'éloigna de la tombe qu'il avait découvert, et décida de bivouaquer, comme il l'avait fait depuis un mois, à l'abri dans la forêt.
Le lendemain, il partit vers l'ouest, laissant la petite ville fortifié derrière lui.

Pendant trois jours, il chevaucha.
Le premier jour, il longea la forêt, toute la journée, jusqu'à ce que les arbres se raréfient.
Le second jour, il entra dans une zone de collines et de montagnes, qu'il ne quitta plus jusqu'à son arrivé à destination. Au crépuscule du troisième jour, il s'arrêta face à une montagne d'apparence normale, mais dont une saillie rocheuse balafrait le flanc sud-ouest. Il descendit de son cheval, se mit face à à cette paroi de roche brute et se mit à réciter, comme une leçon apprise par c½ur:

-Θα αφήσω να έρθουν, εγώ που είμαι οπαδός σας, που προσφέρει καταφύγιο στο σπίτι σας?

Il attendit quelques secondes, et petit à petit, un trou se forma dans l'air qui lui faisait face. Il s'étendit comme les ondes d'une goutte qui tombe dans l'eau. Derrière ce camouflage magique ce tenait la même paroi rocheuse, mais une grande double porte avait pris place, entouré de fines ouvertures, des meurtrières. Teluhan s'avança, tenant son cheval par la bride.

Tout en marchant, il fit signe à quelques-uns de ses Compagnons, qui sortaient de la forteresse, inconnue et invisible aux yeux de l'extérieur.


Il continua à marcher, tenant toujours sa monture, qu'il avait décidé de nommer Sombre-Ciel, vers les portes de la Confrérie. A son arrivée, elles s'ouvrirent toutes seules, comme par magie. Ou plutôt, c'était de la magie. Il prit la première ouverture sur sa droite, se dirigeant vers les écuries, après un large passage descendant en colimaçon. Il dû avancer sur une cinquantaine de mètres, car les box étaient disposés de telle façon que les Compagnons les plus gradés de l'ordre possédaient les grands enclos qui étaient les plus proches de la sortie. Le jeune magicien, en tant qu'Aspirant Mage, avait le sien à mi-chemin des écuries. Il ne tarderait pas à devenir Mage, ce qui était le niveau que tout le monde se devait d'atteindre. On commençait sa formation en tant qu'Élève, période pendant laquelle on étudiait l'histoire de la magie, le fonctionnement de la magie. Si tout ce passait bien, on accédait au rang de Novice, puis Aspirant Apprenti, Apprenti Mage, Aspirant Mage, Mage, tout cela, sous la tutelle d'un seul et même Mage ou Grand Mage, qui décidait de l'entraînement, des missions et de tous ce qui touchait à l'éducation du magicien. Et enfin, si on le souhaitait, et si l'on était assez puissant, on pouvait parfaire sa formation et passer par le stade d'apprenti Grand Mage, puis Grand Mage, ce qui donnait accès aux candidatures au poste d'Archi-Mage, pendant quinze années, durant lesquelles ont devenais maître de la corporation à laquelle ont été rattaché. Seul le Conseil des Prêtres-Mage avait de l'influence sur toutes les guildes magiciennes.

Cela dit, l'adolescent était très jeune pour accéder au titre de Mage, mais toute sa promotion était plutôt douée, deux de ses amis et lui en particulier.

Il fit entrer son nouveau cheval dans son box, appela un palefrenier, qui était en fait un Élève, qui avait pour mission, lorsqu'il n'étudiait pas, de s'occuper des chevaux. Certains étaient aux cuisines, d'autres s'occupaient du ménage... Il se dirigea ensuite vers la sortie, et tomba sur Sun et Caracyn, ses deux amis:

-Eh Teluhan!! Alors, comment sa c'est passé? commença Sun, le plus grand.
-Ouais raconte! C'est toi le premier à être allé en mission de survie!! continua Caracyn.
Surpris de leur si rapide venue à son arrivée, Teluhan hésita, il devait en premier lieu aller voir son Maître, le Grand Mage Nilhur pour lui faire son rapport. Et puis, il se dit que, de toute façon, il n'allait pas mourir entre temps:
-Ben, un mois, c'est pas trop long, sa va, surtout quand on connait les arcanes, quand on se débrouille bien... Le plus chiant, c'est de partir sans équipement, sans amadou, avec une simple épée...
-Ouais, bon, en fait, c'est pas un exploit...lâcha Caracyn, déçu.
-Non, pas vraiment, répondit Teluhan, dans un haussement d'épaules.
Le silence s'instaura durant quelques instants, puis Teluhan, le premier à briser ce dernier, s'excusa:
-Bon, je vais y aller, notre Maître à dû apprendre mon retour.
-Ouais, répondirent en c½ur les deux nouveaux arrivants, la mine désabusée et sans beaucoup de conviction.

Teluhan quitta donc ses amis, sortit des écuries et s'enfonça plus loin, au c½ur de la montagne. Il descendit une pente douce sur une cinquantaine de pas, se retrouva dans un long couloir, large. Il s'arrêta quelques secondes, afin de humer le bon parfum de son chez-lui. Il dépassa les salles d'instruction et d'entraînement individuel, les salles administratives et gagna enfin un escalier géant qui descendait une cinquantaine de pas plus bas, s'enroulant à l'intérieur d'un grand puits, lui même se trouvant à plus d'un demi-millier de pas de la surface. Large d'une vingtaine de pas environ, cet escalier possédait un jumeau, qui commençait à l'extrémité opposé du puits. Les deux escaliers était reliés par un pont en pierre, à mi-hauteur de la fosse. Il emprunta l'escalier qui se trouvait devant lui, descendit les cent cinquante marches qui le séparait du pont, traversa celui-ci, et s'empressa de remonter une vingtaine de marches, jusqu'à arriver à la hauteur d'un long corridor, creusé à même la roche. Il longea la paroi, restant dans la pénombre. La galerie souterraine était nue, aucune porte, aucune entrée de quelque nature que ce soit. Pourtant, au bout d'une minute de marche silencieuse, il s'arrêta face au mur, sur lequel il donna trois coups. Ces simples coups eurent pour effet de faire apparaître une porte, qui s'ouvrit immédiatement, glissant silencieusement sur ses gonds, émettant autant de bruit que si elle avait été taillée dans un nuage. Il passa le seuil de la porte. Son Maître l'attendait, assit derrière son bureau, comme il avait l'habitude de le faire alors que ses apprentis venait faire leur compte-rendu de mission.
-"Alors, quelles sont vos résultats? Vous êtes encore vivant, c'est déjà cela..."
Teluhan, qui avait retenu sa respiration depuis, s'autorisa un souffle. Son Maître avait fait l'impasse sur le fait qu'il ne soit pas venu le voir dès son arrivée.
-"Rien de particulier, Maître, répondit-il, je n'ai tué que deux personnes. Un vulgaire bandit des chemins et un petit bourgeois. Il y à cependant un évènement plus important dont je vous parlerais plus tard. La première rencontre, au septième jour de ma mission, à voulu me détrousser. Je me suis défendu, peut-être un peu trop fort, parce qu'il ne s'est pas relevé."
Le Grand Mage ne releva pas la prétention dont usait son apprenti.
-"Je t'en prie, continue, lâcha Nilhur avec un haussement des sourcils qui se voulait méprisant.
-Le second, je l'ai tué de sang-froid. Mais son assassinat peut servir la Confrérie. Voici ce que j'ai retrouvé dans une de ces poches. En plus de ceci."
L'apprenti posa la bourse dérobé quelques jours plus tôt sur le bureau de son supérieur. Elle contenait environ mille draks. Il lui tendit aussi un parchemin que son maître parcouru des yeux. Il releva la tête et demanda:
-Oui, bien, c'est un acte de propriété. Au nom de Trahn Berdur. Que veut-tu que la Confrérie puisse en faire? Maintenant que son propriétaire est mort, le terrain va attendre, et personne ne viendra en prendre possession.
-Pas si le nom de son propriétaire venait à changer. Vous pourriez prendre un produit qui permettrait d'effacer, ou je ne sais pas, vous ne pourriez pas changer le nom? Puis ensuite, en inscrire un autre par-dessus!
-Punissable, illégal, immoral, et sa me plaît. Je vais voir ce que je peux faire. Les archivistes et les copistes de la réserve doivent bien avoir quelque choses, si ils font des fautes. Qu'avais-tu d'autre à me dire?
-A par cela, tout s'est bien passé. Pas de problème de nourriture, d'abri ou quoique ce soit. Cependant, lors de la dernière journée dans la forêt, il y as trois jours, en milieu d'après-midi, alors que j'étais aux abords d'une rivière, des créatures très bizarres sont apparues, sortant des arbres. Elle avait de petits yeux jaunes et leur peau semblait d'écorce.
Les quelques secondes de silence qui suivirent furent très éprouvantes pour Teluhan. Il se demandait maintenant s'il n'avait pas rêvé, et si il n'aurait pas mieux fais de le garder pour lui, connaissant son Maître.
-Et bien... Tu fais partie des rares personnes qui on vu des Ki-Shinzo. Et cela peut s'avérer... Mortel. Toutes les personnes que je connait qui en on croisés un jour on toutes disparues.
Un long silence s'installa. Teluhan, un peu ahuri, ne comprenait pas trop. Il avait croisé ces créatures, mais elle ne l'avait pas tué, alors comment cela pouvait lui être fatal? Il ne comprenait pas très bien. A son air interrogateur, son Maître compris que son apprenti était un peu dépassé.
-Comment te dire... Commençons par le début. Ces créatures, que tu as vu, sont surnaturelles, tu est d'accord?
Teluhan acquiesça.
-Bien. Elles ne sont pas les seules. Il y aurait aussi des créatures de feu, d'eau, d'air, et de terre. Les quatre éléments, plus "la vie". Car les Ki-Shinzo que tu as vu ne sont pas les seuls. Littéralement, Ki-Shinzo signifie "C½ur d'arbre". Il y en as d'autres, comme les "C½urs de pierre", les "C½urs de vent" , les "C½urs de flamme" et les "C½urs de courants", avec leurs variantes respectives. Ce sont les enfants des différents dieux qui existent.
Teluhan, au fur et à mesure que son Maître progressait dans son récit, se décomposait.
-Ne me regarde pas comme sa, je sais que nous sommes magiciens, et que nous ne devons en aucun croire à des entités supérieures régissant notre monde, mais nous ne pouvons le nier. D'où sortirions-nous les flammes, les trombes d'eau, ou même les rafales de vents, si puissantes qu'elles déracines des arbres centenaires?"
Tout en parlant, le Grand Mage s'était levé et avait fait le tour de son bureau, pour s'asseoir dessus, face à Teluhan, qui s'était écroulé dans un fauteuil.
-"Mais, mais,... pourquoi me raconter ça?
-Laisses moi finir, tu comprendras. Comme je te le disais, d'où viennent nos pouvoirs? Beaucoup penses que les formules suffisent. Certes, une partie repose sur les savoirs antiques, sur des liens avec d'autres " dimensions " dont nous tirerions notre pouvoir, les arcanes. Mais les sorts d'élémentaires, lesquels n'ont besoin, ni de Formule, ni d'Injonction, ni d'Incantation pour être lancés, comment se produisent-ils?
-Eh bien, je dirais que c'est... notre Volonté? hasarda Teluhan.
-Tu n'est pas loin de la vérité. Ce sont les Dieux, qui comprennent que tu à besoin d'eux, où plutôt, le pouvoir qu'ils ont placés en nous, et lorsque notre volonté émet le besoin d'utiliser un certain élément, selon certaines conditions, alors les pouvoirs que les dieux nous ont légués se réveillent, s'activent, se... comment te dire... Ils font ce qu'ils ont à faire.
-D'accord, quoique cela soit un peu dur à avaler...
Pendant quelques instants, le Grand Mage laissa Teluhan admettre cette impossibilité pourtant bien réelle.
-"Quelques exemples: les Vitalistes, ils arrivent bien à guérir toutes les blessures, invisibles ou mortelles soient-elles? Ils ont en eux un grand Pouvoir de la Déesse de la Vie! Le plus puissant d'entre eux, avait réussi à exercer son art sur lui même, et il as vécu plus d'un demi-millénaire!! Il avait réussi à ramener un mort à la vie, tant le Pouvoir était puissant en lui. Les Mages Bâtisseurs, comment est-il possible que la Roche se plie à leur injonctions? Toujours les Dieux! Nous avons, à l'instar des autres guildes, le plus grand contact avec les Dieux. Certains de nous ont tous les pouvoirs, Eau, Terre, Feu, Air et quelquefois Vie. Ce n'est pas pour autant que nous sommes les plus puissants. Au contraire. Nous sommes les plus polyvalents, et cela nous empêche de nous perfectionner dans certains Arts...
-Dé diou!! J'ai la tête qui bout!! J'y comprend plus rien!! On nous dit pourtant de ne pas nous faire avoir pas les clergés des différentes Nations, mais alors là! Pourquoi on as besoin de s'exercer si les Pouvoirs sont déjà en nous?
-Un forgeron doit travailler son morceau de métal avant d'en faire une épée de guerre.
-Pas faux... admit-il.
-Certains de nous on le Pouvoir en eux, et ce en différentes proportions, ce qui donne les gens normaux et les puissants magiciens, dit le Maître, une légère trace de vantardise dans la voix. Ce Pouvoir nous est offert brut, c'est à nous de le modeler. Gagner en précision, en endurance, en puissance.
-Le but de notre apprentissage...
-Exactement. Mais certains d'entre nous croit dur comme fer qu'il n'existent pas, et pour l'instant, il n'est arrivée aucun Archimage assez intelligent pour faire changer les choses. Et ne parlons pas de l'Archimage Sinatron, il est encore plus obtus que les autres! Bon,c'est pas tout ça, mais il se fais tard, et mon ventre crie famine. Le soleil à dû se coucher. J'imagine que tu n'as pas diné? proposa-t-il en se levant.
Debout, c'était un homme de haute stature, large d'épaules sans pour autant passer pour une armoire à glace. Mince et musclé, il était discret et ne se faisait pas remarquer dans la foule. Intelligent et malicieux, à la limite du pernicieux. Nilhur Astareon était issu d'une famille d'assassins, tout comme certains étaient forgerons, d'autres cuisiniers... La plupart des membres de la Confrérie exerçaient un métier, afin de pouvoir aider l'aider à subvenir à ses besoins. Quoi qu'il en soit, le jeune homme répondit:
-Non merci, je me suis déjà grignoté des merles grillés, c'était exquis! Grillé à point... Un régal! fit -t-il avec un sourire carnassier, la voix teintée d'ironie.
-Toujours aussi bon au tir à l'arc, à ce que je vois. Mais, pour ta mission, ne t'était-il pas interdit d'amener des armes? demanda-t-il, d'un air suspicieux.
-J'ai respecté votre consigne, je l'ai fait avec ce que j'ai trouvé sur le terrain. Il n'as vraiment pas tenu longtemps. Les flèches étaient en fait des brindilles sèches taillées en pointes, sans empennage. Dans de telles conditions, elles n'ont pas tenu très longtemps.
-Je vois.
L'homme sourit, et se mit à rire en imaginant son apprenti se débattre avec des branches et de la ficelle improvisée.
-Allez, maintenant, tu va me faire le plaisir de te laver, parce que j'ai l'impression d'avoir ouvert ma porte à un troll crevé!
-Oui Maître, dit-il en filant vers ses quartiers, ou plutôt sa chambre.
On ne pourrait appeler sa des quartiers que lorsqu'il intègrerait les fonctions d'Archimage, ou au moins, celles d'un Grand Mage. Tel était le but de Teluhan. Devenir l'Archimage de la Confrérie. Pour l'instant, donc, il partageait sa chambre avec Sun et Caracyn, ses deux compagnons. En plus de trois autres apprentis, qui venaient d'accéder au titre d'Aspirants plus ou moins récemment.

Il ferma la porte de la salle des bains de leur chambrée. Enfin, il allait pouvoir se laver avec de l'eau chaude. Un mois à l'eau froide, sa n'enlève pas très bien les odeurs. Il ouvrit les robinets, les régla pour obtenir une eau fumante. Le réseau d'eau était relié à une rivière souterraines et à une source d'eau chaude. Malgré que le site de la Confrérie soit taillé dans la roche, un certain confort était assuré pour tout les pensionnaires. L'eau courante, l'eau chaude, tout cela formait un grand réseau de tuyaux qui courait le long des murs de corridors du site souterrain. Alors que la baignoire, creusé à même la roche, se remplissait, l'amas de crasse vivant se déshabilla complètement. Il glissa doucement dans l'eau, frissonnant au contact de l'eau tiède, une sensation qu'il avait oublié. Il se prélassa dedans, ne pensant plus à ce qu'il avait rencontré quelques jours plus tôt, et que, malgré qu'il ne s'en doute pas, allait changer sa destinée.

A moins que sa destinée ne soit déjà tracée?

Autant était-il qu'il se prélassait depuis une bonne heure quand il réalisa qu'il devait se faire tard. Il enfila une robe de chambre propre, roula en boule ses affaires sales, encore que ce mot était un euphémisme, glissa ses pieds dans des petites chausses ouvertes, une fine semelle en liège recouverte de coton. Il arriva devant la porte de sa chambre, dans un état second, lorsque, tout d'un coup, son esprit devint alerte. Ses yeux était constamment en mouvement. Il était sur ses gardes. La douce lumière dans laquelle baignait le couloir quelques instants auparavant avait brusquement viré au rouge. L'alarme. On les attaquait. Il poussa violemment la porte et entra en trombe dans la pièce. Ses cinq colocataires étaient déjà tous en train de s'habiller. Lui aussi se rua sur son armoire, l'ouvrit à la volée, saisit un kimono en laine noire, le bas assorti, passa son armure de cuir, la laça, enfila une paire de bottes courtes en cuir, et pris ses armes en main. Tour à tour, les adolescents et jeunes adultes se tinrent droit. Les signes habituels de fatigue ne se lisait sur aucun visage. Le charme avait fonctionné. Un sort très ancien, extrêmement dangereux et éprouvant pour celui qui le mettait en place. Mais très efficace. Il réveillait les dormeurs, rendait clair les esprits embrumés par l'alcool ou le sommeil, et toutes les personnes sous son effet se retrouvaient en plein possession de leurs facultés. Les esprits devenaient vifs, la vue précise, l'ouïe s'affinait, le toucher était plus sensible. Les meilleures conditions pour se battre.
Une fois prêts, il sortir tous devant leur porte, et rejoignirent tout le flux d'hommes et de femmes qui rejoignaient l'entrée ou les écuries de la caverne aménagée. L'Archimage les attendaient, monté sur une créature à la robe alezane. Ce n'était pas un cheval. Enfin, il avait un petit quelque chose en plus. Une paire d'ailes implantée sur son dos. C'était un pégase. Créature sans âge, immortelle, elle avait connue tout les dirigeants de cette confrérie. Tous les Compagnons joignirent leur montures, pour ceux qui en possédaient une. Après un bref encouragement l'Archimage demanda qu'une moitié de la Confrérie le suive, et que l'autre reste cachée. Il ne souhaitait pas que toutes leurs forces soit dévoilées aux ennemis possibles qui les attendaient dehors. Il leva un bras et l'abaissa, tel le tranchant d'une hache, en direction de la porte. Une quarantaine de cavaliers et une cinquantaine de mages à pied le suivirent. Il sortirent au trot et s'étalèrent sur la vaste plaine qui s'étendait devant la saillie rocheuse. En face d'eux se tenait une vingtaine de créatures. Mais avec l'heure tardive, même la pâle clarté d'un quartier de lune n'arrivait pas à éclairer suffisamment leurs adversaires pour qu'ils puissent les identifier. Une chose était certaine, ils n'étaient pas humains, car beaucoup trop grands. Leur chef devait mesurer dans les trois mètres, soit plus qu'un troll des forêts! Les simples combattants se tenaient debout, sur deux rangées, leur chef assis devant eux, en tailleur, tout à fait calme. Aussi étrange que cela puisse paraître, ils ne semblaient pas avoir d'armes. Qui pouvaient-ils bien être? D'où venaient-ils? Mais surtout, que voulaient-ils à la Confrérie?

L'Archimage apostropha les choses inconnues:

-Qui êtes-vous, créatures inconnues, pour venir nous défier dans notre propre sanctuaire?

Le personnage qui semblait être le meneur de cette expédition nocturne leva à peine la tête, et, d'une voix qui semblait plus résonner dans leurs têtes que faire vibrer leurs tympans, une voix caverneuse, grave, profonde, rocailleuse, mélangée avec une sorte de sifflement sur-aigu, répondit:

-Nous sommes venus chercher Teluhan, violeur de la source sacrée de notre Mère, la déesse de la Vie. Remettez-le nous, ou vous périrez!

Comme choqué par de telles paroles, l'Archimage Sinatron hurla, plus qu'il ne parla:

-Comment osez-vous!! Nous ne vous remettrons jamais un de nos Compagnon, comme s'il s'agissait d'un objet, et de plus, nous n'obéirons jamais à de viles créatures qui se prétendent divines. Les dieux n'existent pas!!

Soudain, cinq éclairs, chacun teinté d'une couleur, verte, blanche, bleu, marron, et rouge, jaillirent d'un ciel sans nuages pour frapper l'Archimage, dans son armure en métal. En une seconde, tout les muscles du corps de l'homme se bandèrent, et le corps se tendit à se rompre, et, alors que les zébrures électriques disparaissaient, le corps retomba sur l'encolure de sa monture, qui affolée, bondit en avant. Hébétée, l'assemblée qui avait assisté à la scène ne bougeait pas. Il fallu qu'un homme, un seul, se jette en avant.

Le Grand Mage Nilhur cria:

-Vengeons notre Maître!! A l'attaque!!

Comme une piqure d'adrénaline, cette simple injonction sortit tous les Compagnons de leur torpeur. Pourtant, il fallut encore qu'une poignée de jeunes Aspirants Mages, dont Teluhan, Sun et Caracyn, se jettent à la suite de leur Maître pour que le reste de la troupe comprennes qu'il était temps de se battre. En face d'eux, la plus massive des créatures se levait. Arrivant au contact, Nilhur dû se coucher sur l'encolure de sa bête pour ne pas recevoir une claque aussi grande que lui, et d'une puissance effrayante. Il tourna autour de la créature, se sachant comment l'aborder. Dans la tête de chacun des défenseurs résonnait la voix. " Vous périrez tous " disais-t-elle. Mais personne ne l'écoutait. Tous se battaient vaillamment, maintenant qu'ils avait rejoint le front. Teluhan avait choisi de combattre près de son Maître. Il assénait coups d'estoc et de taille sur l'écorce qui constituait la peau de l'adversaire qu'il s'était choisi. Les combats faisaient rage, et des îlots de violence s'étaient constitués sur l'étendue herbeuse. Les créatures monstrueuses balançaient de puissants coups de bras, et plusieurs mages vidèrent les étriers lorsqu'un énorme poing de bois venait s'écraser contre leur bouclier. La Magie n'avait que peu d'effet sur eux. Il semblaient y être partiellement immunisés. Plusieurs Compagnons tombèrent, dont le Grand Mage Euphoria, doyen de la Confrérie. Un homme, pourtant dans la force de l'âge, para un coup in extrémis, mais trembla sous la force du choc. L'adrénaline coulait dans le sang de chacun des combattants. Durant une demi-heure, le combat fut acharné. La fatigue, l'épuisement, et la terreur prenait le dessus. Plusieurs autres mages furent tués en essayant de fuir, prévenir l'autre partie de l'unité. Personne n'arrivait à prendre le dessus sur les assaillants. Soudain, un cri bestial, mélange de rage et de joie de victoire, signa la mort du premier monstre. Ce hurlement animal galvanisa le reste des défenseurs. Une férocité jusqu'ici perdue s'empara d'eux, et tel des oiseaux de proie, ils fondirent tous sur leur cibles. Certaines étaient tellement mal en point que quelques secondes suffirent à les éliminer. Un géant de bois frappa un mage en pleine poitrine, et d'un revers de la main, il l'envoya s'écraser contre la muraille de pierre de la Confrérie, une cinquantaine de pas plus loin. Horrifiés, tous les survivants s'appliquèrent à mettre le plus de distance entre eux et la mort. Il s'acharnèrent, et bientôt, leur effort payèrent. Les atrocités encore en vie tombèrent, disparaissant dans leur chute. Le moral des troupes remonta en flèche. Petit à petit, ils submergèrent leurs ennemis. Les " choses " s'écroulaient au fur et à mesure. Bientôt, il ne resta plus que le Grand Mage Nilhur, Teluhan, et le leader ennemi. Autour d'eux, tout le monde les regardait, n'osant briser le cercle qui s'était formé autour d'eux, n'osant interrompre leur danse macabre. Le Maître de Teluhan avait une épaule démise, et le poignet de son même bras était dans un angle très étrange. Pourtant, rien ne l'empêchait de se battre. Il dirigeait sa monture par de subtiles pressions de ses genoux, tandis que sa main valide maniait une grande épée, qui paraissait noire, ne reflétant pas la lumière blafarde de la lune. De son coté, son élève distribuait des coups avec une célérité qui lui était encore inconnue. Avec une arcade ouverte, du sang lui coulant sur le visage, dans le cou, un ½il au beurre noir, une joue gonflé, il faisait aussi face. Puis, l'occasion se présenta. Alors que le Grand Mage avait réussi à monopoliser l'attention du dernier survivant, Teluhan enflamma son épée, sauta sur le dos de la créature, et enfonça la lame jusqu'à la garde dans le c½ur du monstre. Alors que le jeune homme glissait à terre, son adversaire vacillait, pouvant tomber à tout instant. Alors que l'image de se dernier se brouillait, le jeune Aspirant entendit, de la même voix que celle qu'il avait entendu avant le combat.


De ses souvenirs, il en émergea un, plus douloureux que les autres. Cette même phrase, il l'avait entendu bien des années auparavant. Ce jour là, Kamilar, Garde d'Élite du Roi de la Nation du Nord (une des seules à ne pas avoir de nom à elle) , avait décidé, au gré d'une journée de repos, de perfectionner les méthodes de combat de son fils. A cette époque, Teluhan maniait déjà l'arc avait brio, et se débrouillait assez bien avec une épée et un bouclier, pour résister pendant une ou deux minutes face à son père, qui était réputé pour être l'un des meilleur bretteurs du Royaume. Mais là où il excellait et rivalisait jusqu'à son épuisement avec son père, c'était armé de deux lames. Ce jour là, son père était mort, il avait succombé à l'attaque d'une quinzaine de créatures inconnues, qui étaient apparues des ombres, et qui avaient tué sa mère, et sa grande s½ur. Son père l'avait défendu, mais il en avait payé un lourd tribut, celui de sa vie.


-Tu... es...l'un... des... ... ... Élus.


Puis la créature disparu. Son épée se retrouva en suspens, à deux mètres du sol, pendant quelques secondes. Elle tomba enfin au sol en produisant un joli tintement métallique. Il la récupéra, l'air ahuri par ce qu'il venait d'entendre. " L'un des Élus ", mais qu'est-ce que cela pouvait bien signifier? Était-ce un test pour savoir si il était assez brave et vaillant pour pouvoir faire partie de la Confrérie?

Toujours était-il qu'il devait maintenant rentrer. Huit des Grands Mages se dirigèrent vers la dépouille de feu Sinatron. Ils allaient suivre le rite funéraire que leur imposait la Confrérie. Demain, un messager serait envoyer pour rejoindre le conseil des Prêtres-Mages. Deux d'entre eux seraient envoyés ici pour organiser les prochaines élections. Mais Teluhan avait bien autre chose en tête. L'alarme avait été levée, et les couloirs avaient reprit leur calme habituel, et la couleur pourpre c'était retiré des luminaires magiques. Il rejoignit sa chambre, et alors qu'il avait posé tout son barda contre son armoire, il s'étala sur sa couche, et sombra dans un sommeil peuplé de rêves et de cauchemars, d'arbres vivants, de roches parlantes, dans un monde éthéré, pâle, et sans substance propre.
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# Posted on Friday, 24 April 2009 at 5:40 AM

Edited on Wednesday, 06 May 2009 at 5:51 PM

Le Petit Teluhan - Chapitre 2

Le lendemain,, alors qu'il se réveille, il as l'étrange impression de ne pas avoir dormi, mais d'avoir veillé toute le nuit. Il n'est pas reposé. Des cernes violacées marquent le dessous de ses yeux. Il s'habille, se fait une toilette rapide, passe au réfectoire, mange rapidement une fine tranche de viande salée et une tranche de pain aux céréales. Il réalise que personne n'est encore debout, à par les cuisiniers. Même le soleil est toujours couché. Il décide donc de passer par les salles d'entraînement. Il met en route le mécanisme des cibles mouvantes. De forme humaines, elle sont suspendues à un système complexe qui les fait se déplacer aléatoirement. Teluhan s'éloigne d'une trentaine de pas. Il encoche une flèche à son arc. Lève le bras. Tend la corde de l'arme. Amène l'empennage de la flèche jusqu'à sa joue. Vise. Tire, et manque sa cible. Un changement soudain de direction lui à fais rater son tir. Il encoche une seconde flèche. Répète le même rituel, lentement, en prenant tout son temps. Il vise, tire, et atteint sa cible en pleine tête. Maintenant, il accélère la cadence. Une centaine de flèches partent en quelques minutes. Il s'arrête, à cours de munitions. Il arrête le mécanisme, et récupère les flèches plantées dans les mannequins de bois. Dans la seconde partie de la salle, des cibles de tailles différentes l'attendent. Il commence par un cible de taille humaine, et s'en éloigne de cinquante pas. Il vise, en hauteur, et tire. La flèche s'envole, et vient s'enfoncer de moitié dans la cible, constitué d'un botte de paille et d'un drap tendu. Puis, il s'éloigna d'un pas à chaque nouveau tir. Toujours, il faisait mouche. Il ne rata aucun tir. A partir de quatre-vingt pas environ, les flèches s'approchèrent dangereusement du plafond de la grotte, et la cible commençait à être plus difficile à atteindre. A quatre-vingt-dix pas, Teluhan rata sa cible pour la première fois sur cette série de tir. Il ne recula pas cette fois-ci. Il réessaya. Et cette fois-ci, il réussi. Et jusqu'à atteindre les cent pas, Teluhan continua à tirer. Atteint cette limite, il en tira cinq, avec le plus de vitesse possible. Le premier trait n'avait pas atteint sa cible que le cinquième était déjà parti.



Il était heureux. Son père lui avait offert son premier arc!! Un petit arc, à sa taille, adapté pour les bras d'un enfant de huit ans. Teluhan en avait rêvé. Il sauta au cou de son père, les yeux brillants de bonheur. Il avait toujours voulu suivre la voie de son père, il en était convaincu depuis son cinquième anniversaire, alors que son père lui avait offert la réplique exacte de son épée, mais en bois. Depuis, le petit garçon n'avait cesser de s'entraîner. Il voulait devenir, lui aussi, un chevalier de Sa Majesté. Lui aussi voulait devenir un héros. Dans leur grande maison, non loin de Eidirabard, l'une des plus grandes villes du Continent Libre. Une terre que partageaient de multiples races, tels que les humains, les elfes, les gnomes, les nymphes... Le plus impressionnant était le métissage de toutes ses races. D'ailleurs, on parlait de races, mais, à part l'apparence physique, tous se considéraient avant tous comme des habitants du Continent Libre. A l'exception des nymphes qui vivaient pour la plupart encore dans de grandes forêts, proches de cours d'eau, en communion avec la nature. En ce moment, Sa Majesté était issu d'une famille d'humains et d'elfes. Elle portait ce titre, mais il était surtout honorifique. Elle n'avait qu'une fonction représentative. Elle faisait partie du Conseil des Quinze, mais sa voix n'avait pas plus de poids qu'une autre. Elle était surtout là pour représenter le pays. Depuis longtemps, on avait oublié le temps ou les monarques n'était pas élus par le peuple. Tout les " Rois " du pays étaient, depuis des centaines d'années, élus par leur peuple. Mais, l'appellation royale avait subsisté... On ne savait pas pourquoi. Les conseillers décidaient ensemble de la politique générale du pays, et ensuite, par groupe de trois, il s'occupaient plus particulier de certains domaines. Mais, certains sujets étaient tombé en désuétude, tels que la guerre, la défense nationale... Mais, sur ce modèle qui paraissait si propre, si droit, si honnête, se cachait bien des horreurs. Des meurtres, la corruption, le pouvoir, l'argent. En quelques sortes, tout ce qui était indispensable à la politique. Certes le Continent Libre avait des voisins, mais, ils étaient tous inférieurs en taille à lui, et puis, tous les pays de ce monde entretenaient d'excellents rapports, et le commerce international profitait à tout le monde. Un seul pays n'était pas en accord avec les autres, mais, il avait sombré dans le chaos le plus total, et l'anarchie s'était installé. Ce n'était plus un pays, mais des centaines de cités-états, avec des règles allant parfois d'un extrême à l'autre... On nommait ce pays la Terre Noire. Depuis plus d'une centaine d'années, on ne ce souciait plus de ce pays qui avançait de lui-même vers sa destruction, qui se donnait lui-même la mort. Plus aucune menace de ce pays, qui se situait de l'autre coté de la mer. Plutôt de l'autre coté de l'Océan Marine, loin, vers l'est. Ou vers l'ouest, selon ou vous étiez sur la planète.
Mais Teluhan avait été élevé, selon le désir de ces parents, loin des sombres méandres de la politique. Il avait été élevé dans le respect de la famille, dans le respect du monde qui l'entourait, mais il avait aussi baigné dans les armes dès son plus jeune age...

Maintenant qu'il avait terminé son entraînement à l'arc, il s'attaqua au javelot, une arme qu'il ne maîtrisait pas bien. Il en lança dix, et seulement deux touchèrent leur cible. Cette arme n'était pas faite pour lui, il en était persuadé. Alors qu'il allait entamer un entraînement à la lance, il fut interrompu par un messager de son Maître, qui le mandait de le rejoindre au plus vite dans son bureau. En sortant de la salle d'entraînement, alors qu'il jetait un ½il par une fenêtre, il réalisa que le soleil est déjà haut dans le ciel...

Arrivé dans le bureau de son Maître, celui-ci lui appris que trois Prêtres-Mages du Conseil sont arrivés, tôt dans le matin gris. Ils auraient voyagé durant la nuit, ne s'arrêtant pas depuis l'arrivée malheureuse du messager annonçant la mort de l'Archimage. C'est donc que de nouvelles élections vont êtres organisées, mais avant, les funérailles de feu Sinatron, mais aussi du regretté doyen Euphoria, et d'un petit nombre de Mages et autres Aspirants... Et puis, alors, après toutes ces cérémonies, que certains auraient préféré éviter, la vie pourrait reprendre le cours normal des choses, et le vie pourrait continuer son chemin, après s'être recueillie une paire d'instants sur ceux qui n'avaient eu d'autre choix que de quitter cette route, et de s'enfoncer seuls, dans l'obscurité environnante de bois mortels.

Teluhan fut tiré de ses pensées par son Maître, qui lui annonçait son désir de prendre part aux élections en tant que candidat, et non plus en tant que simple votant. Cela n'étonna pas le moins du monde le jeune homme, car il savait son Maître grand démagogue... Il savait que dans les veines de cet homme coulait le sang de la bête avide de politique, celui, qui, sans scrupules, peut écraser sous sa botte d'autres afin d'arriver toujours plus haut, afin de pouvoir faire ce qui lui semblait meilleur. Que ce soit pour ses ambitions personnelles de richesse ou de pouvoir, ou bien pour aider la Confrérie, Teluhan savait que Nilhur arriverait à décrocher le titre d'Archimage. Peut-être que, trop occupé, son Maître le nommerai enfin Mage. Il avait déjà atteint le temps de formation minimal requis pour les Aspirants souhaitant devenir Mage, et il s'était assez entraîner pour savoir qu'il avait le niveau, qu'il avait les compétences pour pouvoir passer les épreuves.

Durant l'après-midi, les décisions concernant les funérailles furent arrêtées, et des coursiers furent apprêtés pour les villes voisines, afin de pouvoir tout préparer pour le lendemain. Et tout fût prêt dans les temps, même si certains travaillèrent toute la nuit pour pouvoir terminer le travail à temps.

Dès le réveil de tout les pensionnaires, on pouvait sentir dans l'air que la journée serait longue, triste et ennuyeuse. Mais cela ce devait, au moins pour le respect des morts. Ceux qui étaient morts, " et pas en vain ", espérait Teluhan.

Rapides furent ceux qui prirent un repas après leur lever et leur toilette, et tous, de noir vêtus, se retrouvèrent dans la salle funéraire. Un atmosphère lourde et pesante, presque suffocante, régnait dans la pièce. Dans de simples et fines robes noires, tous étaient ici rassemblés, presque religieusement. La cérémonie commença. Et comme par enchantement, par l'unique ouverture vitrée de la salle filtrait une lumière blanche et tamisée qui tombait sur les quelques cercueils rassemblés ici. De grandes bougies blanches brulaient le long des murs de la salle. Et pourtant, tout semblait plongé dans l'obscurité. Tout d'abord, les maîtres firent les éloges de leur apprentis, et certains vinrent pleurer des frères, ou des amis. Mais, rapidement, ce fut le tour du doyen, Euphoria. Âgé de quatre-vingt-treize ans, la vigueur d'un homme de soixante ans, il avait beaucoup fais pour la Confrérie. Il aurait découvert de nouveaux sortilèges, de nouvelles magies encore peu utilisées, et aurait permis beaucoup de choses à la pérégrination, en faisant don d'un énorme héritage qui lui était inutile. Un maître parmi les Maîtres, un Grand parmi les autres. D'une rare générosité, le c½ur sur la main, comme disait certains, cette homme avait été par le passé d'une rare bravoure et d'un courage légendaire. Mais l'age ce faisant sentir, déjà bien tard contrairement à d'autres, il avait atteint la sagesse bien avant qu'il ne puisse plus rien faire. Il avait éduqué un grand nombre d'Aspirants, tous maintenant connus pour leur maturité. Un homme de bien, comme on le dirait pendant bien des années, bien qu'il ne soit plus de ce monde. Pendant qu'un honoré faisait le discours, un cercueil avait été avancé, et relevé, pour voir sa partie supérieure s'effacer pour laisser place à la dernière vision que tous auraient d'Euphoria. Dans un robe blanche ouvragé, très masculine, mettant en valeur une forte carrure pour un homme de cet âge-là... Puis, le cercueil reparu, intégralement fermé, scellé éternellement, et descendu dans les catacombes de la Confrérie. Vint le tour de l'Archimage, lequel eu droit à de long discours élogieux, de tout les Grands Mages. Puis, comme le voulait la tradition, le cercueil fut mené dans l'antichambre des appartements des dirigeants de la Confrérie, où, après avoir été exposé pendant treize jours, il serait enchâssé dans le mur, et rejoindrait ses compagnons Archimages.

La soirée ce passa dans le prolongement de la journée, silencieuse, morne, et presque pieuse. Les rires n'étaient pas présents dans les couloir, dans les chambres, même des plus jeunes. Le lendemain devait être organisées les élections de l'héritier du pouvoir politique de la Confrérie. Bien sûr, les candidats n'étaient pas connus à l'avance, et ne se présentaient que le jour même.

C'est donc aussi tôt que la veille que les Mages Noirs se levèrent ce matin-là. Même si quelques sourires avaient conquis certaines bouches, les rires n'étaient que très rares, souvent discrets et rapidement tus. Après réunion dans une des plus grandes salles d'entrainement où avait été monté une estrade, avec un pupitre pour les discours des différents candidats, le vrai combat politique commença. Comme l'avait dit Nilhur à ses élèves, il se présenta, et le premier. En face de lui se présentèrent deux Grands Mages, dont l'un venait de prendre le titre de doyen, mais qui était réputé pour être plutôt immature, et il était connu pour ses humeurs changeantes, et le fait qu'il s'emportait très vite, et un second, qui n'était pas très connu. Personne ne semblait être très enthousiaste à l'idée de prendre les rennes de l'organisation. Les discours furent rapide, l'élection aussi, se déroulant dans un calme plutôt inquiétant, et finalement, sans surprise, ce fut donc l'Archimage Nilhur qui gagna ces élections. Il décida d'écourter les discours, car beaucoup était à faire, mais ne se dispensa pas de remercier tout les gens qui " avaient confiance en lui, et qui lui avaient donné leurs voix dans ce vote. "

Le cours normal des choses reprit. Malgré qu'il soit beaucoup plus occupé, Teluhan et ses deux compères avait toujours droit à une certaine régularité dans les cours que leur dispensait leur Maître, et bientôt celui-ci leur lança leur dernier défi, avant qu'il ne puisse être déclaré Mages. Ils devaient, tout les trois, survivre durant treize jours dans la salle des combats, qui serait spécialement aménagée pour l'occasion. En effet, ils apprirent que le terrain avait été magiquement modifié, et que ce n'était plus à une salle vierge à laquelle ils avaient à faire, mais à une véritable arène naturelle, avec une partie forestière, des escarpements rocheux, et une partie à nue, telle une plaine, laquelle était traversée par une rivière. Le tout était peuplé certes d'animaux sauvages, mais aussi de bêtes horribles ramenées de pays lointain et sauvages, et d'autres que les nécromanciens de la Confrérie avaient ramenés des enfers. Et, en ce temps de treize jours, ils devaient survivre, ou bien anéantir le Maître de l'Arène, que l'on nommait le Capitaine, entouré d'environ une trentaine de soldats. Ces gens étaient en fait des assassins, des criminels et des meurtriers qui avaient été condamnés à la peine de mort, mais qui avait pour échappatoire de gagner le droit de vivre en survivant dans l'Arène. Pour tout paquetage pour entrer dans l'arène, les concurrents avaient une gourde d'eau chacun, deux rations de nourriture, et trois armes de leur choix, et une couverture légère. Vêtus simplement, ils pouvaient trouver dans l'arène un équipement meilleur que celui avec lequel ils partaient, de la nourriture s'il chassaient ou cueillaient, mais tous ceci ne se gagnerait pas si facilement que ce qu'ils ne le pensaient. Certains Aspirants, pourtant très prometteurs, étaient morts entre ces murs, mais ça, ils ne le savaient pas...
Teluhan apprit qu'ils ne seraient pas les seuls avec Sun et Caracyn. En tout, il y aurait neuf concurrents, répartis en trois équipes. Il y avait un système de score dont personne n'avait voulu connaître les détails, qui permettaient à l'équipe gagnante de recevoir des titres honorifiques, totalement inutiles d'après Caracyn, et des bâtons anciens, très puissants, qui permettaient à leur propriétaire de contrôler plus facilement les éléments, et de se fatiguer moins vite... Des armes très utiles!
Durant les deux semaines de préparations qui leur étaient accordées, Teluhan ne mangea que très peu, afin de faire rétrécir son estomac. Il se contentait d'un morceau de pain rassis le matin, des fruits et légumes le midi, et de fruits secs le soir. Et pendant ces deux semaines, il ne mangea de viande que deux fois. Et jamais il ne mangea en grande quantité. Il redoubla d'entrainement, passant la quasi-totalité de ses journées à faire du sport, à s'entrainer, ou à s'occuper de Sombre-Ciel... Il dormait peu, sans couvertures pendant la première semaine, et sans matelas la deuxième. Il s'habituait aux conditions spartiates auxquelles il allait devoir faire face. La veille de l'épreuve, on lui remit ses vêtements. Un ensemble de kimono noir, pas de chausses ni de cape ou de houppelande. Le jour de l'épreuve, on leur avait donné rendez-vous aux portes de l'Arène en début de matinée. Teluhan arriva à ces portes alors que le soleil filtrait aux travers des fenêtres qui éclairait le corridor, et une couleur ambrée teinté alors les murs blancs. Il glissa contre le mur, et s'assit en tailleur contre le mur. Pendant les heures qui suivirent, il fit le vide en lui, ne voyant pas les gens qui passait devant lui. Puis, un Mage accompagné d'un des apprentis forgeron de la guilde, qui poussait une petite charrette arrivèrent, le saluèrent, et s'installèrent de l'autre coté de la porte. Vinrent ensuite l'Archimage Nilhur, suivit de près par tout les autres concurrent sauf un. Alors que l'heure approchait, on les fit entrer.
Une antichambre qui n'avait jamais été là, qui n'avait jamais existé avait pris place entre le corridor et l'Arène. Avec une table et deux chaises pour seul mobilier, le Mage commença:
-Messieurs, nous sommes dans le Hall de l'Arène, comme vous pouvez le constater. Nous allons vous préciser le déroulement de cette ultime épreuve, puis vous pourrez partir. Tous d'abord, je vous compte au nombre de huit. Une des équipes ne serait-elle pas complète?

Un des Aspirants s'avança:

-Oui, nous, un de mes compagnons n'est pas encore arrivé. Il ne devrait pas tarder.
-Je l'espère pour vous, sinon, vous ne pourrez pas entrer dans l'Arène, annonça le Mage sur un ton sentencieux.

Durant une dizaine de minutes, le Mage répéta ce qu'on leur avait déjà dit. Et précisa qu'il n'avait pas le droit de tuer, de blesser, d'agresser ou de voler quoique ce soit à une des autres équipes.
Alors que le Mage terminait son discours, il sourit alors qu'il s'adressait à l'équipe incomplète:

-Je suis désolé, mais l'heure est passée, vous n'allez pas pouvoir aller plus loin. Vous êtes priés d'attendre dehors, en leur indiquant la sortie.

Et c'est le pas trainant que les deux disqualifiés d'office sortirent de la pièce, maudissant leur partenaire.

-Bien, maintenant que nous sommes prêts, vous allez pouvoir faire ce qu'il vous reste à faire. Choisissez deux armes parmi celles qui sont présentes ici, dit-il en montrant la charrette du doigt.

Dans celle-ci se trouvait plusieurs arcs, épées, haches, lances et boucliers. Alors que Teluhan prit une épée et un arc, Sun pris un arc et une paire de dagues attachées ensembles, et Caracyn choisit une hache et une lance. Dans l'autre équipe, ce furent principalement des épées et des arcs qui furent prélevé dans la petite carriole. Ils avait adopté une stratégie plus protectrice, à savoir qu'aucun des membres de l'équipe ne soit indispensable. Alors que l'équipe de Teluhan ne pourrait souffrir de perdre un élément, eux pouvait très bien s'en sortir seuls chacun de leur coté.

-Maintenant, vous devait choisir. Vous pouvez soit prendre une autre arme, soit prendre un bouclier, et, là nouveauté de cette session, choisir un élément d'armure. Liant le geste à la parole, il découvrit un tas de protections diverses, en cuir comme en acier.
Tandis que l'équipe du dénommé Pacis s'était ruée sur les boucliers, Sun avait opté pour un plastron en cuir, auquel était attaché une paire de brassière et une paire de jambières. Teluhan avait choisit une seconde épée, et Caracyn avait quand à lui attaché un bouclier sur son dos.

-Et bien, messieurs, vous voilà prêts à entamer votre dernière épreuve! Vous allez entrez dans la pièce suivante, une équipe après l'autre, afin de ne pas être ensemble. Vous serez déposé à deux endroits différents, à égale distance du repère du Maitre de l'Arène, mais les uns à l'Est, les autres à l'Ouest. Vous comprendrez le moment venu, une fois cette grande salle. Nous allons commencer par le groupe de Pacis. Si vous voulez bien entrer, acheva-t-il en ouvrant en grand l'un des battants de la porte.

Par l'ouverture, tous pouvaient apercevoir les arbres cinquantenaires d'une forêt de chênes. Les feuilles orangées de l'automne passé recouvrait encore le sol, cachant parfois la terre humide aux yeux des nouveaux arrivants. La douce mélodie du chat des oiseaux se faisait entendre, et le bruit lointain de l'eau coulant entre les pierres teintait cette douce musique. Pourtant, il n'y avait pas d'animaux visibles.
Les trois aspirants passèrent la porte, et, avant de refermer la porte d'un geste magistral, le Mage leur rappela durement qu'à partir de maintenant, ils étaient seuls. Puis, ce fut au tour du groupe de Caracyn, Sun et Teluhan. Alors qu'ils avaient passé la porte, Teluhan se retourna pour voir une dernière fois leur Maître. Il remarqua surtout que la porte ne reposait sur aucun mur. Et lorsqu'elle se referma sur leur Maître, qui était resté inexpressif, froid et impassible. Et elle disparut, tout simplement.
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# Posted on Friday, 24 April 2009 at 5:42 AM

Edited on Wednesday, 06 May 2009 at 5:51 PM

La folie par l'encre d'un stylo

La folie par l'encre d'un stylo
Laissez juste aller votre main, et elle dessinera, écrira, se que vous avez au plus profond de vous, ce dont vous avez le plus envie...
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# Posted on Wednesday, 06 May 2009 at 4:30 PM

Cascade, Nice

Cascade, Nice
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# Posted on Wednesday, 06 May 2009 at 4:35 PM

Cascade, Nice

Cascade, Nice
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# Posted on Wednesday, 06 May 2009 at 4:35 PM

Cascade, Nice, Zoom

Cascade, Nice, Zoom
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# Posted on Wednesday, 06 May 2009 at 4:48 PM

Love Moon [Spirit]

Love Moon
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# Posted on Wednesday, 06 May 2009 at 4:49 PM

Hate Sun Light

Hate Sun Light
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# Posted on Wednesday, 06 May 2009 at 4:51 PM