Elle à froid. Elle se sentais mal, dans une position bizarre. Entre six parois de métal, couché sur un lit ne métal. Elle ne sait pas où elle est. Soudain, un son. On ouvre quelque chose. Et la lumière l'aveugle.
Dix jours plus tôt, elle était amoureuse. Mais il se trouve que ce n'était pas réciproque. Ou du moins, pas autant, et pas envers elle. Elle sombre. Son ex-petite ami lui disait qu'elle était la femme de sa vie. Elle ne sait plus trop où elle en est. Elle décide de se laisser aller, de ne plus réfléchir, de laisser le destin et la vie décider pour elle, à sa place. Il arrive des choses qu'elle n'as pas désirées. Elle sombre petit à petit dans une sorte de torpeur, de folie, et de seconde vie. Elle ne veux plus d'elle même. Elle se répugne. Elle ne sait plus quoi faire. Elle se laisse aller. Il lui prend des périodes ou elle ne mange plus du tout. Plusieurs fois, il se passe quarante-huit heures sans qu'elle ne mange quoique ce soit. Elle ne mange plus du tout le soir. Elle mange le midi, pour ne pas alerter les autres élèves de sa classe, les professeurs, ou bien l'infirmière. Elle se laisse aller. Ne fait plus rien en classe. Elle se remet à fumer. Elle avait arrêté, en partie par la peur que son père ne le sache, et puis parce qu'à cette époque, son copain avait voulu arrêté lui aussi. Maintenant, elle n'as plus goût à rien. Elle veut s'évader, s'enfuir. Ses livres sont une porte vers son nouveau monde, un monde ou tout est plus simple. Il est si simple de se faire aimer, d'aimer, et d'exprimer ses sentiments. Il est souvent question de mondes fantastiques. Petit à petit, elle calque ses histoires à sa vie. Elle s'imagine des personnages qui lui viennent en aide. En cinq jours, tout à changé pour elle. Mais elle pense toujours à ce garçon. Il la hante, habite son esprit. Elle pense sans cesse à lui. Dans les bras de son petit ami, elle ne sent pas aussi bien. Elle pense à ce garçon. Elle pense tout le temps à lui. Ses lèvres lui manquent. Puis, un soir, elle lui ment. Elle peut revoir le fameux garçon. Elle est impatiente. Elle descend jusqu'à son lieu de travail, et attend qu'il sorte. Enfin, il est là. Il descendent attendre le bus. Elle lui avait fait la bise. Et à peine le contact de ses lèvres sur la douce peau de son ami, une bête féroce s'était éveillée au fond de son être. Elle lui nouait l'estomac, lui nouait la gorge. Ses griffes lui transperçait le ventre. Elle lui criait de l'embrasser. Mais elle ne pouvait pas. La bête féroce ne voulait pas se calmer. Elle réussi à la faire taire assez pour dénouer sa gorge, et lui permettre de parler.
Cela faisait une dizaine de minutes qu'il était en train d'attendre lorsque son ami lui proposa de s'asseoir sur ses genoux. Elle ne refusa pas et se blotti contre lui, prétextant le froid de ce début de Décembre. Ils attendirent pendant encore une demi-heure. Elle se mit à lui faire des bisous dans le cou. En changeant de côté, elle s'approchait dangereusement de ses lèvres. Mais peu lui importait. Le bus arriva. Il ne lui restait donc plus beaucoup de temps avec lui. Dans le véhicule, aucune place assise. Il se rabattirent donc sur l'allée centrale, encombrée par une poussette et son passager. Elle du s'accrocher à la barre sur laquelle il s'appuyait, ce qui eu pour effet de les tenir proche encore un moment. Deux places se libérèrent. Ils sautèrent sur l'occasion, s'assirent, et discutèrent, pendant qu'il envoyait des textos à ses amis. Soudain, son portable vibra. Un message de... Lui? Mais, elle ne l'avait pas vu!!
" J'ai envie de t'embrasser "
De quoi? Mais, elle devait rêvé!! Que, comment cela ce faisait-il? Par le même mode de communication, elle répondit:
" Moi aussi "
Elle reçu l'accusé de réception. Elle le vit le lire. Alors qu'il relevait la tête et la tournait légèrement vers elle, elle tendit le coup pour aller embrassé ses lèvres dont elle rêvait la nuit. Elle les trouva. Douces, sensuelles. Incomparables. Elle n'aurait su décrire la sensation qu'elle éprouvait en cet instant précis. Elle se sentait hors du monde, hors du temps. Elle avait fermé les yeux. Elle ne sentait ni les sièges rugueux de l'autobus, ni le froid qu'il y faisait. Seulement le goût suave de ces lèvres, cette forme angélique, cette texture velouté... Puis, après un moment qui lui avait paru une éternité, le contact se rompit. D'un coup, la tristesse lui tomba dessus, comme un vautour sournois, qui attend le moment où vous êtes le plus faible pour vous attaquer.
Elle du descendre à son arrêt. Elle était persuadée d'une chose, qu'elle l'aimait. Elle lui écrit une lettre, racontant son baiser, et tout les sentiments qu'elle éprouvait à son égard. Mais le lendemain, elle n'entendit pas son réveil. Comme par hasard. La malchance comptait à nouveau dans les rangs de ses plus proches compagnons. Elle était très bien assortie avec la tristesse. Elle s'en voulait plus que tout. La journée se passa mal avec son petit ami. Elle ne voulait pas l'embrasser. Elle ne voulait pas qu'il l'as prenne dans ses bras. En une demi-journée, elle fuma plus de cigarettes qu'elle n'avait eu l'habitude d'en fumer en deux jours. Et ce n'était que son premier jour. Elle envoya balader son petit ami. Elle voulait retrouver le garçon. C'est tout. Puis, alors qu'elle rentrait, elle reçu un texto de sa part.
" Je suis désolé mais c'est elle que j'aime. Même si elle est loin. Même si je ne pas la voir tout les jours, l'embrasser, la prendre dans mes bras. Désolé. "
Première claque. Elle entamait sa chute en enfer. Elle retrouvait la troisième comparse du trio qu'elle connaissait maintenant intimement, tristesse, malchance et solitude. Elle tombait, très vite, et de très haut.
Elle passa la soirée à laisser errer son esprit. De glauques envies, de sombres pensées s'emparèrent d'elle. Elle laissa la noirceur régir le peu de vie qui lui restait. Elle se saisit d'un couteau, qu'elle affuta, jusqu'à ce qu'une simple pression du tranchant sur son index y fasse perler une goutte de liquide vital couleur rubis. Sous la folie, alors qu'elle s'engouffrait dans sa chambre, elle posa la lame contre son bras, et violemment lui fit décrire une courbe suivant la forme de son bras. Elle n'avait rien sentit. Aucune marque. Rien. Elle changea de méthode, et se taillada la chair jusqu'au sang, son bras volant, retomba, arrachant toujours plusieurs gouttes de son fluide vitale. La lame prenait une couleur pourpre. Au bout de cinq minutes de travail intensif, son bras lui faisait mal, elle avait plein de courbatures. Pourtant, aucune douleur n'émanait de son bras scarifié. Oui, elle le réalisé maintenant. Elle s'était bel et bien scarifié. Elle ne ressentait rien. Elle n'avait pas touché d'artère. Ni aucune veine. Que des petits vaisseaux. Pourquoi ne se l'était-elle pas fait au dessus du poignet? Non, il avait fallu qu'elle le fasse sur son avant bras. Elle se précipita dans sa salle d'eau, attrapa une bande, et s'entoura la blessure. Elle n'avait toujours pas mal, ou du moins son cerveau ne le lui disait pas. Elle n'avait plus envie de vivre.
Le lendemain, elle n'avait plus aucune envie de rien. Elle ne voulait plus faire aucun effort pour rien. Elle n'avait plus envie de vivre. Sur une table, dans sa salle de français, elle trouva l'inscription, qui paraissait toute fraîche, mais comme pensée depuis longtemps. Et, elle trouva en elle le courage d'accomplir l'acte dont elle rêvait.
Pourquoi le commun des mortels s'acharne sur une vie si difficile, alors que la mort est si simple?
L
La phrase résumait exactement sa façon de pensé.
Le lendemain, elle est retournée voir sa grand-mère, à qui elle n'avait pas adressé la parole depuis plus d'un an. Alors qu'elle lui ouvrait la porte, elle se dirigea sans un mot vers la véranda. La vieille dame lui demanda ce qu'il ce passait. Elle ouvrit la porte vitrée de la véranda. L'air froid lui gifla le visage. Une vue superbe s'étendait devant elle. En deux secondes, elle n'avait en vue plus que le bitume qui nappait le sol, sept étages plus bas. La chute fut très courte, quelques secondes tout au plus. Pourtant, jamais elle ne sentit le contact violent du sol sous ses pieds. Son c½ur s'arrêta de battre au quatrième étage. Son cerveau cessa de fonctionner au premier.
Le lendemain, au sous-sol de l'hôpital Clavary. Le médecin ouvrit l'emplacement n°13:
-Je suis désolé, je sais que cela peut s'avérer très dur, mais reconnaissez-vous votre fille?
En sanglots, un père répondit:
-Oui, ... C'est bien elle.... Qu'est-ce qui à pu la poussé à ....
Il s'étrangla avant de finir sa phrase.
-Je peux vous assurer qu'elle n'as rien senti; Son c½ur s'est arrêté avant qu'elle ne touche le sol.
Reauli Morque Guilue